J’ai toujours tout fait à l’envers. 
Du sexe, trop tôt. 
De l’amour, trop tard.
Des études, trop longues.
Des études, pas les bonnes.
Les décisions, à trop courte vue.

A l’envers.
A 18 ans, le sexe m’indifférait alors que j’avais l’amant idéal.
A 20 ans, je le découvrais pour de vrai, alors que je n’avait plus personne avec qui le pratiquer.
A 25 ans, j’étais sur la bonne voie pour réunir les deux, mais… Mais.
A 30 ans, je pensais rencontrer quelqu’un avec lequel réussir l’impossible conciliation.
A 33 ans, je suis aimée bien plus que je ne le mérite. Et toutes les secondes, je rêve à un autre, (presque) n’importe quel autre, un autre qui sache et qui aime.
Tout à l’envers. Et très minable.