Archives Mensuelles: septembre 2008

(…)

Un sanctuaire, non. Plus, un “web log” dans le sens premier du terme, et non pas un forum de discussion.
 
Juste coucher noir sur blanc toutes ces histoires que je m’autorise à vivre après avoir pendant tellement longtemps éludé tout cet aspect de moi. Un besoin d’écrire, dans un premier temps, bien sûr. Mais surtout, une nouvelle envie d’écrire, une nouvelle inspiration, moi dont la plume (et le reste) sont restés si longtemps dans le coma… Et puis, une envie d’écrire aussi comme un moyen pour moi de m’obliger à assumer et mes envies et mes actes. Juste, être responsable de ses actes autant que de ses pensées. Et aussi avoir le culot de ses envies.

Un moyen pour me souvenir aussi, me souvenir de toutes ces étapes qui forment la route que j’ai fini par assumer d’emprunter…

Enfin, et peut-être surtout, le plaisir. Le plaisir de rencontrer, le plaisir de découvrir, le plaisir de jouir… Et aussi le plaisir de se remémorer, le plaisir d’écrire, et le plaisir de lire.
 
Le plaisir de publier, oui et non. Disons juste que j’ai besoin du miroir sans tain du web pour que ma vanité et mon orgueil me contraignent à écrire correctement

(…)

 J’écris dans le silence, certes, mais pas dans la solitude. J’ai un aspect technique ultra-basique, un référencement plus que minimal, des liens qui ne sont en rien des échanges de trafic mais bien des hommages muets à ceux qui m’ont aussi d’une certaine façon ouvert la voie… Je n’ai rien à vendre, rien à proposer, rien à échanger… Un dépouillement volontaire, pour mettre en avant le texte et s’affranchir de la forme… je ne cherche pas à “faire du chiffre”, ni en terme d’hommes ni en terme de trafic…

(…)
 
Des yeux silencieux, bienveillants et récurrents me suffisent comme compagnonnage…

(…)

C’est une autre façon, quelque part, de me livrer à mon sport favori de traînasser sur les terrasses avec papiers/stylos/bouquins, et de griffonner en observant l’agitation autour de moi… Je profite de dynamique de la foule, mais je ne m’y inclus pas… Je ne sais trop ce que pourrait donner un “dialogue” dans les commentaires… Que pourraient donc bien dire mes visiteurs, et que pourrais-je donc bien leur répondre?

 (…)

 Mon havre silencieux et bienveillant me convient. J’ai longtemps hésité à ouvrir des commentaires. Les premiers mois ont été toutes écoutilles fermées. Et puis, je me suis dit que c’était puéril, et lâche aussi, et que quitte à publier sur le web, le minimum était de jouer le jeu de l’interaction…  Assumer, jusqu’au bout.