Je ne me souviens pas de la dernière fois que où j’ai joui.
Etait-ce les yeux dans les yeux avec toi, mon Joli Jay, ou bien dans tes bras à toi, tendre S. ? Ou peut-être bien entre les vôtres, mon aimé…
Je ne sais plus. Je ne me souviens pas.
Les journées sont des tunnels de « to do ». Les nuits sont hantées de checklists fébrilement compilées. Les weekends ne sont plus que des alternances de puits de sommeil et de moments d’intense travail au calme, à la maison, pour enfin, enfin, avancer un peu.
Moi qui planifiais benoîtement et tranquillement mes errances masculines entre disponibilités conjugales et punitions mensuelles écarlates, reléguant mon ancien employeur au rang de nuisance, moi qui parsemais régulièrement mon clavier de mots sensuels et sexués, moi qui jonglait avec tant de délectation entre tous ces univers…
La malédiction d’Eve frappe aujourd’hui, et j’en suis toute étonnée. Déjà ? bah oui, déjà. Ca fait déjà un mois ? Sûrement… Et puis… Ne m’a t-on pas dit hier soir, au cours des quelques minutes de répit entre retour au bercail et écroulement sous la couette, que ma nuit de mercredi prochain n’appartiendrait qu’à moi ? Si, je crois bien… Mais il aura fallu 24h pour que l’information soit enfin processée…Mais de toute façon, que vais-je donc trouver la force d’en faire, si ce n’est empiler mes checklists en grelottant toute seule ?
Chères errances masculines, chère Dark Side of Myself, chère Laura, je ne vous oublie pas… Enfin, si, je vous avais (presque) oubliées… Juste, c’est la première fois de ma vie que je prends (presque) autant de plaisir à travailler qu’à jouir…
En mai, fait ce qu’il te plait ? Oh oui alors… D’ailleurs, si on pouvait commencer plus tôt…