Il est plus de 2h du matin, et la pluie continue à caresser tendrement Paris, comme en écho aux caresses et autres lubricités échangées avec Jay tout au long de ces quelques heures de tête à tête. Abritée par le porche, je fume seule une dernière cigarette, savourant encore quelques instants ce flot de plaisir et de légèreté qui trépide à travers toutes les veines de mon corps.
Malgré la fraîcheur de la douche, c’est encore chaude de sa chaleur que je me glisse sous notre couette, m’appliquant à ne pas vous réveiller, mon aimé au sommeil de plume. Dans un demi-sommeil, vous vous lovez alors contre moi en murmurant à ma nuque « Je vous adore, mademoiselle ».
Je ne sais ce qui est le plus inquiétant : que je ne sois pas morte de culpabilité à cet instant préçis, ou que je me sois malgré tout endormie comme un ange…