Parce qu’il y a des matins comme ça où il est impossible d’émerger des limbes, impossible de fixer sa pensée, impossible d’avoir une conversation civilisée avec qui que ce soit sur quelque sujet que ce soit. Parce qu’il y a ce sommeil haché, décousu, hagard, où conscient et subconscient jouent au chat et à la souris en une épuisante farandole.
Parce qu’il y a ce premier café totalement inopérant, suivi d’un second et d’un troisième tout aussi inefficaces pour enclencher les neurones.
Parce qu’il y a ces images en surimpression de la vraie vie qui se succèdent en rafale et en random, ces élancements de l’épiderme pourtant uniquement caressé par des vêtements, ces frissons qui hérissent brusquement la nuque avant de s’estomper pour mieux revenir ensuite…
Il va me falloir du temps. Du temps pour atterrir, du temps pour assimiler, du temps pour synthétiser. Du temps pour me repaître de toutes ces étincelles qui virevoltent dans ma tête.
Messieurs, merci pour cette magnifique parenthèse hors du temps, merci pour cette si jolie nuit d’été…