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Il est magnifique.


Il n’est pas spécialement beau. Mais il me plaît beaucoup.

 

Je lui avais dit que je l’embrasserais directement lorsque nous nous rencontrions. Il y avait trop de monde sur cette terrasse qui aurait dû être désertée, alors je n’ai pas osé.

 

Futé. Charmeur. Pointu. Attentif. Drôle. Eclatant. Il a l’habitude de séduire et il y excelle, nuançant parfaitement en fonction de son auditoire. Totalement adaptable.
Mais il ne lâche rien tant que la réponse ne le satisfait pas complètement.

 

Il me laisse du temps. J’en ai besoin. J’apprécie.

 

Il me taquine sur mes “c’est cool” laconiques. Comment lui expliquer que c’est pour ne pas laisser le silence s’installer derrière ses remarques toutes plus délicieuses les unes que les autres. Que répondre de pertinent à “j’ai envie de toi”?

 

C’est un queutard, serial fucker serial lover. Et c’est aussi pour ça que je ne voulais pas le rencontrer. Jay, je crois qu’il aime encore plus la gent féminine que toi.  Je ne pensais pas que cela soit possible.

 

J’ai envie de le sucer. Parce qu’il a un sexe magnifique. Parce que je sais qu’il aimera ça. Parce que je sais que je me débrouille plutôt pas mal. Parce que j’en ai envie. Je finirai par ne pas le faire.

 

Il a un corps magnifique. Son corps me plaît. Râblé, compact, souple. Un beau et simple corps d’homme sain, sans la prétention ni les aprêts ridicules de ceux qui s’étrillent et se grooment pour se traverstir en machines à baiser. 

 

Le va et vient de ses mains sur mon dos s’accompagne du va et vient de son entrejambe brûlant sur mes fesses, toujours drapé dans son cocon de coton. Cette alternance de fournaise et d’air frais me terrasse. C’est délicieusement insupportable.

 

 Je savais que je n’aurais pas du céder, je savais qu’il ne fallait pas le rencontrer. Il me fait penser à toi Tarquin. Sa tournure d’esprit, son corps, sa façon de bouger. Même son caleçon me fait penser à toi. Ce n’est pas du tout une bonne idée.

 

Il aime mon touché. C’est parce que j’aime le toucher.

 

Il a cette capacité rare de donner le sentiment à toutes les femmes qu’elles sont belles, sublimes et uniques. Qu’en lui ne réside ni routine dans la découverte ni anticipation de la suivante. Que son esprit est fermé au passé comme à l’avenir, et qu’il est intégralement et uniquement dédié à elles et à maintenant. Et ce, même lorsqu’il reluque les femmes dans la rue ou qu’il en parle. Il est vierge de tout, et s’émerveille de tout. C’est impressionant. Et très déconcertant.

 

J’ai perdu à pile ou face, et c’est moi qui le masse en premier. Des années que je n’ai fait cela, des années que je ne m’étais retrouvée complice d’un subterfuge aussi ridicule pour amorcer le contact. Alors que je rentre dans la chambre, je m’attends à le retrouver nu. Il n’a en fait enlevé que le haut. Une délicatesse rare que celle de signifier qu’on ne prend rien pour acquis. Je contemple son dos, me demandant ce que mes mains vont en ressentir. Une éternité plus tard, après s’être délectées du moindre muscle, du moindre ligament, de la moindre articulation composant l’intégralité de ce corps, elles rôdent autour de ses fesses comme des diabétiques dans le rayon chocolat.

 

Je n’avais jamais essayé cette position. Je suis étonnée pantoise d’en jouir.

 

Quand il est en moi, c’est comme s’il utilisait mon corps en entier pour pétrir son sexe fiché au coeur du mien. C’est stupéfiant. Et terriblement bon.

 

J’aime son poids sur moi.

 

Il m’assaille de questions pour trouver le sens et la signification de nsln. G..gle,  c’est pour toi, indexe.

 

Quelle que soit l’heure, quelle que soit la fatigue, il peut passer du repos à l’assaut en 5 secondes. Son corps, lui, doit toujours avoir 17 ans.

 

Mes neuronnes bouillonnent, mon épiderme ronronne, mais mon sexe se contracte. Surement parce que j’ai un peu abusé de ses capacités la nuit précédente, tout comme de mes capacités de veille et d’absortion de Champagne. Alors que la jouissance à nouveau envahit mon cerveau puis mon corps, il me murmure émerveillé “Oooh, tu mouilles…”.

 

Il a une technique imparable me dit-il, pour savoir si ses conquises voudront le revoir ou non. Je ne sais pas si elle s’est révélée valide dans mon cas.

 

Il me serre contre lui de tous ses bras et de tout son corps, tout comme je le serre contre moi de tous mes bras et de toutes mes jambes. Je pourrais consacrer un certain temps à cette simple activité. Voire un temps certain. 

 

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Note à L.
Tu effaces, reprends, complète, reformule depuis un moment déjà, parce c’est très difficile à écrire.  Tu butes sur les mots, la syntaxe, tout. Le premier jet est sec, distant, rageur. Il te faut du temps pour laisser percer la douceur et la langueur, le plaisir et la délectation, le rire et le désir que tu éprouves, et que tu as aussi partagés.

Est-ce parce que tu fonds d’amour alors que ton aimé t’appelle en cours de rédaction? Est-ce parce qu’au fond de toi-même, tu dois admettre que malgré tout ce plaisir et tout ce bonheur qui illuminent ta vie depuis quelques mois, malgré cette vie rêvée que tu réussis à voler à la barbe et au nez du destin, tu perçois confusément que ça ne suffit pas à combler la béance qui te ronge de l’intérieur? 

 

Note à H.
Tu sais, j’ai passé une soirée fabuleuse. Une nuit féerique. Une matinée rayonnante. Mais j’ai bien peur que la consommation régulière de H. ne soit très néfaste à la santé mentale et conjugale de la femme mariée et loyale que je tiens à demeurer.

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